Calculateur de collecte des eaux pluviales
Ce calculateur estime le débit d'eau ruisselant vers une collecte à partir d'une surface déjà mesurée, d'une intensité de pluie et d'un coefficient que vous confirmez vous-même. Il n'applique aucun seuil réglementaire et ne dimensionne pas automatiquement une gouttière, une descente ou un réseau.
À quoi sert l'estimation ?
Le calculateur aide à transformer un métré et des hypothèses de pluie en un chiffre lisible. Il est utile lorsque vous préparez une rénovation, un plan d'eaux pluviales ou une discussion avec un couvreur, un étancheur ou un professionnel des évacuations. Il ne s'agit pas d'un outil qui connaît votre commune, votre intensité de référence ou le système posé. Il travaille uniquement sur les données que vous lui donnez.
Le parcours commence donc par la surface de toiture, puis par l'identification des lignes et des points d'écoulement dans le vocabulaire du métré. Pour chaque zone, notez vers quelle gouttière ou quelle évacuation elle s'écoule. Une même toiture peut contenir plusieurs surfaces collectées ; les additionner sans vérifier les raccordements donnerait un résultat difficile à utiliser.
Le résultat n'est ni un dimensionnement réglementaire, ni une validation de capacité, ni une consigne de pose. Ne montez pas sur une toiture pour compléter une mesure. Faites confirmer les paramètres, les sections et les évacuations par un professionnel compétent.
Les entrées à préparer
Le moteur demande une surface collectée en m². Elle peut venir d'un plan, d'un métré sûr ou d'un calcul séparé des pans. Indiquez une zone homogène : par exemple un versant qui alimente une gouttière donnée, et non la totalité de la maison si plusieurs descentes sont indépendantes. Si vous ne connaissez que l'emprise ou la surface inclinée, utilisez d'abord le calculateur de surface et conservez la méthode retenue.
Vous saisissez ensuite une intensité de pluie confirmée en millimètres par heure, car 1 mm de pluie sur 1 m² représente 1 litre. Le moteur ne propose pas un second mode en L/s/ha et ne transforme pas une valeur copiée dans une fiche en « valeur officielle » : la source, la date et le périmètre restent à votre charge.
Enfin, indiquez un coefficient de ruissellement entre 0,01 et 1,5. Cette plage est celle du moteur ; elle ne signifie pas qu'une valeur particulière convient à votre situation. Le coefficient est une hypothèse de calcul que vous devez pouvoir expliquer. Une valeur proche de 1 n'est pas automatiquement « plus correcte » ; elle peut simplement traduire un scénario choisi par votre dossier. Si vous ne savez pas quelle valeur retenir, laissez le projet en attente plutôt que de laisser l'outil la deviner.
Le dernier champ demande le nombre de descentes envisagé, de 1 à 100. Le moteur divise le débit total par ce nombre pour afficher un débit par descente si la répartition est égale. Il ne vérifie pas le chemin de chaque pan, les différences de longueur ou une descente qui reçoit une zone plus importante.
La logique et les unités
Lorsque l'intensité est en mm/h, la formule affichée est :
débit (L/s) = coefficient × intensité (mm/h) × surface (m²) ÷ 3 600.
Le facteur 3 600 convertit l'heure en secondes. Par exemple, avec une surface de 120 m², une intensité confirmée de 100 mm/h et un coefficient de 0,90, le débit indicatif est de 3 L/s : 0,90 × 100 × 120 ÷ 3 600. Ce résultat ne dit pas si une descente ou une naissance peut effectivement évacuer 3 L/s ; il rend seulement le scénario reproductible.
L'interface fixe l'intensité en mm/h et reprend cette unité dans le résultat. Il ne faut donc pas saisir une valeur exprimée en L/s/ha dans ce champ sans la convertir au préalable avec la source ou le professionnel qui suit le projet. Si la donnée vient d'un tableau, copiez également le titre, la période, le territoire et le contexte de calcul dans vos notes de projet.
Validation, sortie et limites
Le moteur attend une surface de 0,1 à 100 000 m², une intensité de 0,1 à 1 000 mm/h, un coefficient de 0,01 à 1,5 et un nombre entier de descentes entre 1 et 100. Il signale un champ vide, un nombre mal formé ou une valeur hors plage, conserve les autres valeurs saisies et ne produit pas NaN, l'infini ou un total silencieusement ramené à zéro.
La sortie comprend le débit total en L/s, le débit par descente en L/s et le volume écoulé en dix minutes. Le tableau reprend la surface collectée, l'intensité en mm/h et le coefficient. Le résultat conserve aussi trois hypothèses : répartition égale entre descentes, absence de perte, de stockage ou de débordement, et intensité/coefficient fournis par l'utilisateur. Un changement de nombre de descentes recalcule le débit par descente, mais ne modifie pas le débit total.
Le calculateur ne traite pas automatiquement la pente, les feuilles de calcul réglementaires, la capacité des descentes, les pertes, les obstructions, la neige, le vent, les toits voisins, les noues, les trop-pleins ou les raccordements enterrés. Une zone qui reçoit plusieurs pans doit être décomposée selon le plan réel. Une intensité issue d'une autre région ou d'un autre objectif peut rendre le scénario impropre, même si l'arithmétique est exacte.
Exemple de dossier exploitable
Imaginez un projet qui sépare un versant de 120 m² raccordé à une gouttière. Le dossier indique une intensité de 100 mm/h confirmée par une source que vous avez notée, un coefficient de 0,90 et deux descentes envisagées. Le résultat est de 3 L/s au total, 1,5 L/s par descente si la répartition est égale, et 1 800 L en dix minutes. Ces nombres sont copiés avec les paramètres et la date de vérification ; le moteur ne présente pas ce scénario comme une norme.
Avant d'agir, joignez ce tableau aux longueurs de gouttière, aux descentes, aux pentes prévues et aux points singuliers. La checklist du projet aide à rassembler les documents sans stocker les données dans l'URL. Le calcul et le résultat restent dans le navigateur ; la surface peut être reprise localement par le dossier de métré, mais aucun paramètre n'est placé dans l'URL. Ne saisissez pas d'adresse précise ou de document nominatif pour obtenir un repère de débit.
Après l'estimation
Le chiffre est utile lorsqu'il déclenche les bonnes questions : quelle zone collecte quoi, quelle intensité a été retenue, quel coefficient justifie le scénario, quelle capacité faut-il vérifier et où l'eau doit-elle être évacuée ? Faites confirmer ces réponses avant toute commande ou modification. Pour comprendre les formules et les arrondis, consultez la méthodologie et notez toute évolution dans les actualisations.
Questions fréquentes
Quelle surface faut-il saisir ?
Le site choisit-il une intensité de pluie pour ma commune ?
Que représente le coefficient de ruissellement ?
Puis-je commander une gouttière avec le débit obtenu ?
Sources et vérification
- Toit Repère. Méthodologie de mesure, de calcul et d'estimation, vérifiée le 2026-08-21.
Informations vérifiées avec les sources indiquées. Si vous constatez un changement, signalez-le-nous.